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ANDAVADOAKA

Contexte institutionnel

Retour de pêche, Tuléar, 2008 Les récifs coralliens sont désormais considérés comme un enjeu majeur en matière de protection et de gestion de l’environnement à l’échelle internationale. Ils abritent plus du tiers de la biodiversité marine (Moberg et Röhnnbäck, 2003) et la mise en place d’aires protégées est perçue comme étant le principal outil permettant de réduire les menaces qui pèsent sur cet écosystème emblématique de la zone intertropicale.

Conscient de cette menace, le Président de Madagascar s’est engagé à tripler le nombre d’aires protégées lors du congrès mondial des Parcs Nationaux qui s’est tenu à Durban en septembre 2003, notamment en milieux forestier et marin. D’ici 2009, les surfaces dédiées à la protection de la biodiversité devraient ainsi passer de 1,7 millions à 6 millions d’hectares, dont 1 million en milieu marin.

Cet objectif est particulièrement ambitieux si l’on tient compte du fait qu’il n’existait en 2003 que 2 parcs marins en gestion à Madagascar, d’une superficie totale inférieure à 100 km². Tous les deux sont situés à chaque extrémité de la baie d’Antongil sur la côte orientale et sont associés à 2 parc forestiers : la réserve de biosphère de Mananara Nord au sud de la baie et le Parc du cap Masoala au nord. Le parc marin de Mananara se réduit à l’îlot Nosy Antafana et sa bordure corallienne qui couvrent un total de 10 km². Quand au parc marin de Masoala, il se compose de trois ensembles : le premier couvre 36 km² dans la baie d’Antongil, le second 33 km² au cap Massoala, le troisième 31 km² sur la façade océanique (Carte 1 et 2).
 

Carte 1 : Situation géographique des aires marines protégées à Madagascar en 2003

 

Carte 2 : Situation géographique des Parcs Marins de Mananara et du Cap Masoala

 

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